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Août 2000

Bulletin 5 - août 2000

 Moderniser et réformer les services publics autrement

1 -Un projet institutionnellement difficile ? L’Etat décidera de la poursuite de sa participation au projet FQP à partir des orientations du Comité interministériel de la réforme de l’Etat. Les autres acteurs institutionnels sont prêts et attendent.

Le Comité interministériel de la Réforme de l’Etat qui doit décider des orientations de l’Etat en matière de réforme, de modernisation des services publics et bien sûr de qualité aura lieu le 12 octobre. Cette décision est très importante pour le projet FQP. Les différents partenaires considèrent que vouloir promouvoir la qualité des services publics sans une poursuite de la participation active de l’Etat, partenaire et garant de cette politique, permettrait difficilement d’atteindre les objectifs fixés.

D’un point de vue politique et stratégique comme d’un point de vue technique, une décision positive de l’Etat est certaine. En effet :

Néanmoins, les aléas sont toujours possibles,

Pour lever les éventuels obstacles, une seule solution, le DIALOGUE dans le respect mutuel et la transparence. Ainsi dans la lettre ouverte jointe, nous proposons à Monsieur Sapin de poursuivre la discussion et de faire valoir nos aguments lors du comité interministériel. Un débat pluraliste, avec les partenaires de FQP, courant septembre alimenté notamment par un sondage permettrait d’éclairer l’intérêt d’un programme de travail commun. Si le ministère de l’industrie est capable, avec l’aide du MEDEF, d’élaborer une politique qualité pour les entreprises dotée d’importants moyens, la fonction publique devrait progressivement être capable de le faire pour l’ensemble des services publics réunis autour de France qualité publique. Pour ce sondage, un projet de questionnaire a été préparé par les partenaires de FQP et la Gazette des communes fin d’année dernière et est disponible sur le site.

L’enjeu pour réussir la réforme et la modernisation des services publics est de s’y prendre autrement pour dépasser l’énorme fossé toujours grandissant entre les hommes politiques, les technocrates, les agents et les Français, et aider dans le siècle qui s’ouvre, la démocratie représentative à s’enrichir de la démocratie participative externe et interne aux services publics au plus près du terrain.

2 - Vous en avez rêvé, France qualité publique le fait, avec votre aide : le centre de ressources http://www.qualite-publique.com se développe

Après test en juin et en juillet, le site est référencé depuis mi-août dans tous les grands moteurs de recherche et donc accessible à tous. Avec 200 documents html, ce site est déjà le plus grand site d’Europe et de la Francophonie sur la qualité des services publics. Il sera plus pertinent, plus riche et intéressant grâce à vous en septembre et encore plus en octobre, et infiniment plus en novembre car une reconception technique de ce site très évolutif se sera imposée.... Une campagne de promotion va être lancée à partir de la fin août avec l’aide de tous : presse interne, externe, e-mail...

De nouvelles et de plus importantes rubriques :

En contruction : les rubriques "Régions" pour être informé au plus près du terrain, "Forums" sur des thèmes en discussion, "usagers" (droits et devoirs, historique...) ... En réflexion le montage d’un réseau avec des partenaires italiens, allemand, anglais, belge... Les fonctionnaires anglais nous proposent le nom de "European quality public services" mais quid de nos cousins canadiens exemplaires à plus d’un titre ? Une assistance de la commission européenne sera la bienvenue en plus de celle de nos partenaires.

Annexe 1 : copie de la lettre de FQP à Michel Sapin.

Le 11 août 2 000

Monsieur le ministre,

Nous tenons à vous remercier de l’aide constante que vos services ont apporté au projet France qualité publique. La presse s’en est d’ailleurs fait l’Echo et notamment la Gazette des communes, des départements et des régions en décembre dans un numéro spécial consacré à la DIRE. Nous tenons aussi à vous remercier de nous avoir apporté une aide financière le mois dernier.

La concertation très large menée avec les associations d’usagers ou d’élus, les professionnels, les syndicats, a montré le besoin et l’intérêt d’un lieu d’expression, d’échanges, de réflexions et de promotion des bonnes pratiques et des résultats, ouvert à tous, centré sur les besoins des usagers et non sur le découpage administratif des institutions, qu’on l’appelle forum, observatoire ou centre de ressources et finalement France qualité publique. Elle a aussi clairement montré que ce lieu devait obligatoirement, pour réussir l’indispensable dialogue social et civil, réunir ces partenaires dans une instance commune.

Le ballon d’essai que nous avons lancé avec le site "www. qualite-publique.com", confirme la participation des services à alimenter le système d’information et l’intérêt qu’ils trouvent dans cette base de données commune, ouverte et conviviale. Ce site, maintenant ouvert sur l’extérieur, est devenu au fil des apports des uns et des autres le plus gros site de la francophonie et d’Europe concernant la qualité des services publics. Il devrait devenir, grâce au réseau de volontaires qui l’anime et à une campagne de communication "la" référence de tous et aider par sa visibilité à la réalisation d’un réseau territorial et européen.

Dans ces conditions, il nous semble que la décision que prendra le Comité interministériel à la réforme de l’Etat d’octobre prochain de continuer à assurer le soutien de l’Etat à France qualité publique ne pourra qu’ être positive. Elle donnera aussi à voire concrètement une réalisation réussie de la France en matière de dialogue, de transparence et de qualité lors du colloque international que vous préparez pour le 27 novembre prochain dans le cadre de la présidence européenne et auquel nous ne manquerons pas de participer. Vous devriez être soutenu par vos collègues : quel ministre prendrait personnellement le risque de se mettre en porte à faux vis-à-vis des attentes d’associations d’usagers, d’élus, des syndicats et de ses services et de porter atteinte au processus concerté de rénovation des services publics qu’il ne cesse d’appeler de ses voeux ?

Nous souhaitons poursuivre le dialogue avec vos services pour aplanir les incompréhensions ou difficultés, discuter d’un sondage commun concernant la qualité des services publics que nous voulons faire avec la Gazette des communes ainsi que de l’ajustement de nos plans de communication, compte-tenu du très large écho que nous voulons donner à la décision du CIRE, qui marquera, de fait, une nouvelle étape de notre travail.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de nos respectueux sentiments.

B. de Quatrebarbes - Chef de projet

Annexe 2 : Rappel de la position de différents acteurs vis -à-vis du projet de France qualité publique

Dans la phase active de la concertation qui s’est déroulée d’avril 99 à fin février dernier, des positions ont été exprimées notamment lors des réunions du 1 juillet et du 3 septembre 2 000 à la Gazette des communes. Ces deux réunions ont été co-animées par son rédacteur en chef et M. de Quatrebarbes, responsable du projet.. Tous les extraits suivants proviennent des compte-rendus de ces réunions qui ont été validés par les participants. Les compte-rendus complets sont accessibles sur le site www.qualite-publique.com

Réforme de l’Etat - mission qualité et management : M. Pierre Seguin, "La Délégation interministérielle à la réforme de l’Etat porte un intérêt marqué à cette initiative d’observatoire, projet qu’elle soutient clairement". Nous sommes convaincus, ainsi que Monsieur Santel, directeur général de la Fonction publique et délégué interministériel à la Réforme de l’Etat, que ce projet est non seulement intéressant mais nécessaire dans la perspective d’une dynamisation inter-services, au-delà des administrations d’Etat." "L’observatoire doit permettre aux services de l’Etat de s’ouvrir aux autres services publics et de prolonger la discussion avec les usagers et les représentants du personnel."

Confédération Syndicale des Familles : M. Emaer "Les services publics sont des outils pour faire vivre des droits fondamentaux : sécurité, santé, éducation.... L’usager n’est pas uniquement un consommateur, c’est aussi un citoyen." "Le projet d’observatoire va au-delà de la concertation, telle qu’elle existe parfois avec des organismes publics ou privés. Il en est une suite logique notamment parce qu’il va dans le sens d’une co-construction des référentiels et qu’il développe la mesure au regard de tous". "La CSF épouse totalement le projet et appelle les associations de consommateurs à s’y associer"

Association des Maires des Petites Villes de France : M. Bluteau "Les petites villes sont à la fois fournisseurs et consommatrices de services publics. Elles sont faibles dans leurs relations vis-à-vis des autres services publics et manquent de moyens pour mener des opérations qualité importantes. L’observatoire territorial peut être un moyen de fédérer les petites villes au niveau territorial et de faciliter les échanges. Pour développer la qualité auprès des petites villes, il faut jouer sur l’exemplarité, diffuser des exemples pour lesquels il y a une demande et aider à la mise en place d’une structure locale d’aide."

Association des "Département de France" : M. Scuiller "L’association soutient le projet d’observatoire. L’observatoire doit permettre l’évaluation des services publics. Ce qui intéresse les départements compte-tenu de leurs missions d’aménagement du territoire. Une évaluation devrait se faire dans les secteurs où se posent des problèmes sociaux pour faciliter la mise à disposition des services aux citoyens."

Association des Régions de France : M. Lemaire, "Les Régions de France sont favorables à tout ce qui peut améliorer la qualité des services publics". "L’association des Régions de France souhaiterait travailler de manière étroite avec ses partenaires institutionnels directs sur des évaluations. Nous sommes intéressés à travailler directement avec l’observatoire. Nous sommes favorables à cette institution. Nous devons conclure rapidement."

ANPE - M. David, directeur de la modernisation et de la qualité, "L’ANPE s’est lancée dans une démarche de qualification des agences en créant son propre référentiel. L’observatoire est un projet très intéressant. Il devrait permettre d’échanger et de travailler en commun. Il faut que la démarche tienne dans la durée, engage le management et se passe le plus près possible du terrain dans le cadre de règles nationales. 3 sujets préoccupent l’ANPE : la personnalisation du service, l’accueil, la gestion des flux. Pour l’ANPE, un portail d’accès commun sur Internet autour de la qualité des services publics est une bonne idée. L’ANPE est d’accord pour participer au projet."

EDF-GDF services : M. Simonet "EDF-GDF services soutient le projet d’observatoire. L’observatoire doit être quelque chose de très local, très proche du client. Il faut cerner les acteurs au plus près du dialogue local avec les usagers. La transparence des données devrait pouvoir être la règle. La qualité est un enjeu commun à tous les services publics."

GART : Mme Pascale Pécheur, "Compte tenu des démarches qualité initiées dans les transports (certification, prix qualité de service), le GART est intéressé par tout échange sur la qualité des services publics et est donc prêt à participer au travaux en cours". "La question d’observatoires locaux mérite d’être testée directement auprès des acteurs locaux"

Ministère de l’Equipement - délégation à la qualité - Mme Delcourt, "La délégation à la qualité du ministère de l’Equipement est très intéressée. Dans l’immédiat, le ministèe en attend d’abord des échanges d’expériences. Il ne s’y impliquera que s’il a l’aval de la réforme de l’Etat. Il tiendra une large réunion interne pour décider définitivement de sa participation."

Banque de France - division marketing et qualité : Mme Bernard, "La Banque de France est très intéressée à participer réellement à ce projet dont elle soutient la démarche". "La Banque de France dispose d’un réseau d’implantations régionales qui pourra participer aux initiatives locales."

Ministère de la Santé - direction des hôpitaux : Mme Dupré, "Le projet d’observatoire arrive pour les acteurs de la santé à un moment très opportun." "Les clients de ce projet d’observatoire sont non seulement les usagers de manière générale mais plus particulièrement les Agences régionales d’hospitalisation et les hôpitaux eux-mêmes." La prise en compte de la parole de l’usager est un vrai problème sur lequel nos organismes ont besoin de réfléchir. Il manque une véritable expertise dans ce domaine." "Les directeurs d’hôpitaux pourront être des relais locaux de la démarche."

Ministère de l’Intérieur - sous direction administration territoriale - M. Petit, , "Le ministère est d’accord sur le principe d’observatoire". "Le préfet du Loir et Cher qui a participé à la réunion sur ce sujet, organisée en avril dernier, serait partie prenante d’une expérimentation locale".

Ministère de l’ Economie et des finances- DGCCRF - Mme Laperre, "La démarche d’observatoire est intéressante". "Elle doit permettre de valoriser les expériences de terrain. Il faut partir de l’échelon local."

CGT. Michel Doneddu, "La CGT estime que l’initiative d’observatoire de la qualité des services publics est très intéressante. Il n’y a pas en effet de lieux d’expression des attentes des usagers et de confrontation des points de vue à partir de ces attentes. Ce projet rejoint les préoccupations syndicales d’aujourd’hui. Jusqu’à présent, le syndicat a pensé que la culture de service public était suffisante pour connaître et répondre aux attentes des usagers. Aujourd’hui, avec l’évolution rapide de la société et des attentes des usagers, ce n’est plus suffisant. Il faut se doter de nouveaux outils." "Il faut faire bouger les services publics... Pour nous, la position des usagers doit être centrale, même si cela nous remet en cause. Nous syndiqués, nous sommes prêts à la confrontation avec les usagers et à la mise sous pression de leur part. Aujourd’hui, l’usager est la meilleure solution pour poser les questions et les résoudre. En conclusion, ce projet intéresse particulièrement la CGT et nous appellons vivement les autres syndicats à y participer."

ANNEXE 3- Quelques actions proposées par des acteurs de territoires locaux (réunion du 27 avril 99)

1-Objet du réseau d’observatoires

2-Principes de fonctionnement

3- Articulations envisagées

4- Premières actions A-Les actions pour lancer une dynamique territoriale

5- Organisation et budget


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